Gestion de l'eau et changement climatique

Découvrez la gestion de l’eau aujourd'hui, les défis du changement climatique et les solutions mises en œuvre par les agriculteurs pour préserver durablement la ressource.

Origine et stockage

L'eau sur le bassin Adour-Garonne

Chaque année, le bassin Adour-Garonne reçoit environ 90 milliards de m³ d'eau de pluie.Un peu moins de la moitié (36 milliards de m³) alimente les nappes phréatiques et les rivières. L’autre moitié repart dans l’air par  évapotranspiration.L'eau est essentielle à la vie des plantes. Elle est indispensable à la photosynthèse, le processus par lequel elles produisent leur énergie. L'eau absorbée par les racines transporte les nutriments depuis le sol vers les feuilles sous forme de sève brune. Après la photosynthèse les plantes rejettent l'eau dans l'air : c’est l’évapotranspiration. Sans eau, les cultures meurent progressivement. Tel un gros arrosoir, l’irrigation apporte ainsi l’eau nécessaire aux plantes lorsqu'elles en manquent.

Malgré des précipitations satisfaisantes, les débits des cours d’eau restent faibles durant la période estivale.
Pour éviter cela, des barrages et des réservoirs ont été construits. Ils stockent une partie de l’eau en hiver (plus de 640 millions de m³) et la redistribuent progressivement en été pour maintenir le niveau des rivières.

Les réservoirs d’eau artificiels du bassin

Plus de 640 millions de m³ stocké
pour soutenir les débits

300 millionsde m³

Grands réservoirs et barrages

50 millions de m³

Retenues de capacités moyenne

290 millionsde m³

Retenues collinaires et de substitution

2,3 milliardsde m³

Grandes réserves destinées à l’hydroélectricité

Focus

Le canal de la Neste

Le canal de la Neste situé dans les Pyrénées est un ouvrage unique en France. Construit au XIXe siècle pour assurer les débits de 17 rivières du Gers tout au long de l’année, il puise l’eau dans la Neste qu’il redistribue via un réseau d’une centaine de kilomètres de rigoles et canaux.

En savoir plus
Répartition des usages de l'eau en Adour-Garonne

Quelle quantité d’eau pour l’agriculture ?

L'eau en agriculture ne se limite pas à l'irrigation des cultures. Elle intervient à chaque étape de la chaîne agricole :

Irrigation gravitaire

Le premier poste de consommation, pour assurer les rendements et la qualité des récoltes

Abreuvement des animaux

Indispensable à l'élevage, tout au long de l'année

Lutte anti-gel

L'aspersion protège les vignes et les vergers lors des gelées printanières

Nettoyage des installations

Entretien des bâtiments, outils et ateliers de transformation pour respecter les normes sanitaires

Transformation agricole

Fromageries, caves viticoles, conserveries… les process de transformation nécessitent aussi de l'eau potable

Quel impact ?

Un climat qui change

Les impacts du réchauffement climatique sur nos écosystèmes et nos ressources en eau sont déjà perceptibles. Comprendre ces changements est essentiel pour anticiper l'avenir.

Conséquences sur l'eau :

  • Recul de l'enneigement
  • Augmentation précipitations en hiver
  • Sècheresses plus fréquentes et intenses en été
  • Débits des cours d'eau et niveau des nappes souterraines en baisse
  • Évapotranspiration en hausse

Conséquences sur l'agriculture :

  • Productivité des cultures modifiée
  • Revenus agricoles impactés
  • Moins d'eau disponible en été
  • Sols asséchés, fertilité des sols diminuée
  • Biodiversité des écosystèmes agricoles perturbée
  • Qualité de la ressource en eau dégradée

Irriguer efficacement

Améliorer l'efficience des systèmes d'irrigation pour optimiser chaque goutte d'eau

Diversifier les cultures

Introduire des espèces plus résistantes et variées pour renforcer la résilience

Stocker l'eau

Protéger les sols de l'érosion, limiter le ruissellement et stocker l'eau pour les périodes d'étiage

Stocker le carbone

Développer les couverts végétaux, planter des haies, entretenir les prairies et pratiquer l'agroforesterie pour capter le carbone dans les sols

Agir collectivement

Encourager la coopération entre agriculteurs pour partager les ressources et les savoirs

Adapter les calendriers

Ajuster les périodes de semis et de récolte en fonction des nouvelles conditions climatiques

Réduire les émissions

Optimiser l'utilisation des engrais et de l'énergie pour limiter l'impact carbone